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Il était une fois...

 
 

 

 

 

L’esprit du renouveau : nous partageons

Les années 60 sont marquées par l’optimisme et la croissance économique de l’après-guerre. Dans l’Église catholique, le Concile Vatican II favorise l’émergence des laïcs, l’ouverture et la collaboration. En même temps, la décolonisation aiguise la conscience de notre responsabilité envers les personnes démunies du Sud.

1959

Seize organisations de jeunesse catholiques fondent l’Arbeitskreis der Jugendverbände (Cercle de travail des associations de jeunesse), la base de l’Année missionnaire. Leur but est de gagner les catholiques suisses à la cause de la mission universelle et de recueillir les fonds nécessaires.

L’Année missionnaire repose sur l'engagement de 800 groupes de travail dans les paroisses. En 1960-61, elle recueille 17,5 millions de francs, ce qui fait d’elle la collecte de fonds la plus réussie de Suisse.

1961

Les 17 et 18 juin 1961, les délégués du Cercle de travail siègent à Einsiedeln, où Meinrad Hengartner – directeur de la Schweizerische Katholische Jungmannschaftsverband – propose de réaliser une action annuelle de sensibilisation et de collecte de fonds.

La Conférence des évêques suisses décide, lors de son assemblée du 19 au 21 janvier 1962, de constituer la fondation Action de Carême des catholiques suisses. Mgr Josephus Hasler est nommé premier président du Conseil de fondation.

1962

Le résultat de la collecte de la première action de carême « Nous partageons » s’élève à 4,2 millions de francs. Jusqu’en 1972, les recettes progressent pour atteindre 12 millions de francs. Chaque action s’articule autour de la brochure de méditation « 40 jours de parole de Dieu ».  

1967

Fondation de la Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité CIDSE, à laquelle appartiennent actuellement 16 œuvres d’entraide catholiques d’Europe et d’Amérique du Nord.

Fondation de la Conférence centrale catholique romaine. L’une de ses tâches consiste à décharger progressivement Action de Carême de son secteur Suisse.

1968

Lancement de la collaboration œcuménique, unique au monde, avec Pain pour le prochain à l’occasion de la campagne « La vie est là pour tous ».

1969

Création de la Communauté de travail Swissaid / Action de Carême / Pain pour le prochain (Alliance Sud, actuellement). Les fondateurs sont rejoints ultérieurement par Helvetas, Caritas et l’EPER.

1970

Yvonne Darbre, présidente de la Commission romande d’Action de Carême jusqu’à sa mort en 1990, obtient l’inauguration du premier bureau romand dans les locaux de Caritas Vaud.

 

 

 

Solidarité chrétienne et responsabilité mondiale

1971

Avec Pain pour le prochain, Action de Carême fonde le Service Information Tiers Monde (aujourd’hui Infosud). D’autres organisations importantes suivront : le Service Ecole Tiers Monde (qui fait aujourd’hui partie de la Fondation École et développement) en 1975, le Groupe de travail Tourisme et Développement (actuellement akte) en 1977, le groupe Culture et développement (aujourd’hui artlink) en 1984 et le service Films pour un seul monde en 1998.

1972

Fondation du Service projets qui regroupe non seulement Action de Carême, mais aussi Brücke - Le Pont, Caritas, Missio, Miva, l’Elisabethenwerk de la Ligue suisse de femmes catholiques et SolidarMed.

1973

Le « calendrier de carême » paraît pour la première fois. Très vite populaire, il exerce un effet bénéfique sur le résultat financier de la campagne.

1976

“« Notre Dieu est un Dieu de vie et non de mort », soutient le « père de la théologie de la libération », Gustavo Gutiérrez. Il n’est pas facile de faire passer le message de cette théologie auprès de la population suisse blasée. Les dons reculent de 800 000 francs.

1977

En juin, la Conférence des évêques suisses élit l’évêque auxiliaire Otto Wüst président du Conseil de fondation.

Fernand Pythoud reprend la direction du bureau romand d’ Action de Carême.

1979

Les dons franchissent pour la première fois la barre des 20 millions de francs.

 

 

 

Transformation des structures injustes

1981

En raison des critiques adressées à l’armée suisse, certains appellent au boycott de la campagne « Construis la paix ». Les lettres de protestation affluent. La Société suisse des officiers et les milieux proches recommandent de rendre les poches de carême vides. Les dons reculent de 1,8 million de francs.

1982

Pour calmer la tempête, la campagne reprend le thème de l’année précédente sous le titre « Construire la paix – passer aux actes ». À cette occasion, même le chef de l’état-major, le commandant de corps Jürg Zumstein, prend la plume dans le calendrier.

Les 20 ans d’Action de Carême sont fêtés le 18 mai à Einsiedeln. Les invités d’honneur sont l’Argentin Adolfo Pérez Esquivel, qui vient d’être nommé Prix Nobel de la paix, et l’évêque brésilien Adriano Hypolito.

1984

Meinrad Hengartner, fondateur visionnaire et premier directeur d’Action de Carême, décède le 24 septembre. Ferdinand Luthiger est nommé pour le remplacer.

1986

Le Comité d’action de Pain pour le prochain et le Conseil de fondation d’Action de Carême adoptent un visionnaire « Manifeste 2000 ».

Le 15 février, une grande fête a lieu au Kursaal de Berne à l’occasion du 25e anniversaire d’Action de Carême et de Pain pour le prochain. Le conseiller fédéral Alphons Egli, Mgr José Dammert du Pérou, Sœur Mariani des Philippines et le pasteur baptiste John Lamola d’Afrique du Sud prennent la parole
Les protestations pleuvent en raison du mot d’ordre favorable à l’adhésion de la Suisse à l’ONU : la collecte recule de 1,3 million de francs. 

1988

Au décès de Fernand Pythoud, c’est Charles Ridoré qui prend les rênes du bureau romand d’Action de Carême.

  

 

Justice, paix et sauvegarde de la création

1989

700 délégués participent à Bâle au Rassemblement œcuménique européen « Paix dans la justice », qui confirme de façon saisissante la vision d’Action de Carême : « Nous estimons qu’il est essentiel que les aspects vitaux de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création ne soient pas séparés du mandat ecclésial d’annoncer l’Évangile».

1990

La pétition « Le désendettement, une question de survie » adressée au Conseil fédéral et aux Chambres fédérales fait un tabac : 250 000 citoyens et citoyennes suisses demandent la mise sur pied d’un fonds de désendettement de 700 millions de francs. Ce sera chose faite l’année suivante. D’autres pétitions exigeant davantage de justice – et notamment la campagne pour le 0,7 % de 2008 – mobilisent la population pour améliorer les conditions économiques et relever l’aide suisse au développement.

1992

La campagne est pour la première fois réalisée avec l’œuvre d’entraide de l’Église catholique-chrétienne de Suisse Être partenaires: « A qui cette terre ».

Mgr Otto Wüst, cofondateur, quitte son poste de président du Conseil de fondation.

1992

La fondation Max Havelaar est créée, l’une des nombreuses organisations du commerce équitable qu’Action de Carême a portées sur les fonds baptismaux : la coopérative d’importation et d’information OS3 (aujourd’hui claro fair trade) en 1977, le label STEP pour la production de tapis en 1995, la campagne Clean Clothes pour la production textile et la confection de vêtements (intégrée aujourd’hui à la Déclaration de Berne) en 1999 et l’initiative « High Tech – No Rights » en 2007, qui demande des conditions de travail équitables dans le secteur électronique.

1994

La campagne « Les femmes animent le monde » connaît un grand succès.

1995

Le directeur Ferdinand Luthiger remet le témoin à Anne-Marie Holenstein. Mgr Ivo Fürer de Saint-Gall accède à la présidence du Conseil de fondation d’Action de Carême.

1998

Après deux ans de travaux, les nouvelles lignes directrices entrent en vigueur.

2000

À la suite de conflits internes avec le Conseil de fondation concernant l’orientation future d’Action de Carême, la directrice Annemarie Holenstein quitte l’organisation.

2001

Antonio Hautle est nommé directeur d’Action de Carême.

Action de Carême organise une nuit africaine au Centre des congrès et de la culture de Lucerne pour fêter ses 40 ans.

 

 

 

Un réseau mondial pour la justice

2003

Tous les coordinateurs et coordinatrices locaux d’Action de Carême se rencontrent pour la première fois à Lucerne pour un échange avec les chargé(e)s de programme. Depuis lors, ce colloque a lieu tous les deux ans.

2004

La première Journée des roses a lieu, en collaboration avec Migros et Max Havelaar.

2005

Action de Carême axe désormais son travail au Sud sur des programmes. Le nombre de pays d’intervention est réduit de 24 à 16.

2006

Action de Carême déménage de la Habsburgerstrasse 36 au nouveau bureau de type « open space », sans cloisons de l’Alpenquai 4 à Lucerne.

Daria Lepori entre en fonction en tant que responsable régionale de Sacrificio Quaresimale à Lugano.

2007

À Lausanne, Jean-Claude Huot remplace Charles Ridoré qui part à la retraite au poste de secrétaire romand.

2008

Action de Carême et Pain pour le prochain fêtent à Berne les 40 ans de la campagne œcuménique. L’orateur invité est l’évêque brésilien Erwin Kräutler, lauréat du Prix Nobel alternatif 2010 et partenaire d’Action de Carême.

2009

Mgr Markus Büchel de Saint-Gall prend la succession de son prédécesseur Ivo Führer au poste de président du Conseil de fondation.

2010

De concert avec les organisations partenaires et les coordinateurs-trices locaux, les chargé(e)s de programme élaborent les nouveaux programmes par pays pour la phase 2011-2016. Chaque programme contient des objectifs concrets pour les trois thèmes centraux : foi et justice, sécurité alimentaire et droits humains.

2011

Action de Carême remercie tous les bénévoles dans les paroisses sans lesquels son demi-siècle de travail n’aurait tout simplement pas été possible. Chaque année, ceux-ci consacrent à l’organisation 250 000 heures de travail : plus de 1000 soupes ou risottos de carême, 500 stands de vente de roses, des dizaines de milliers d’heures d’enseignement et 15 millions de francs de dons.

   

 

 
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